at November 6, 2018 5:44 pm Événements, Infos pratiques
Journée mondiale du diabète

Définition.

Le diabète sucré – nommé diabète par abus de langage – est une maladie liée à une défaillance des mécanismes biologiques de régulation de la glycémie (concentration de glucose dans le sang) entrainant une hyperglycémie.
Le diabète est un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres apportés par l’alimentation.

Les aliments sont composés de lipides (graisses), protéines (animales ou végétales) et glucides (sucres, féculents). Ce sont eux qui fournissent l’essentiel de l’énergie dont a besoin le corps pour fonctionner, passent dans l’intestin, puis rejoignent la circulation sanguine.
Quand on mange, le taux de sucre dans le sang augmente, les glucides sont alors transformés essentiellement en glucose. Le pancréas détecte l’augmentation de la glycémie. Les cellules bêta du pancréas, regroupées en amas appelés îlots de Langerhans, sécrètent de l’insuline. L’insuline fonctionne comme une clé, elle permet au glucose de pénétrer dans les cellules de l’organisme : les muscles, les tissus adipeux et le foie où il va pouvoir être transformé et stocké. Le glucose diminue alors dans le sang.
Une autre hormone, le glucagon, permet de libérer le glucose stocké dans le foie, en dehors des repas, lors d’une baisse énergétique ou d’une baisse de glycémie,
C’est l’équilibre de ces hormones qui permet de maintenir la glycémie stable dans le corps. En cas de diabète, ce système de régulation ne fonctionne pas.

On estimait à 540.000 le nombre de cas reconnus de diabète au Luxembourg en 2016.

Qu’est-ce que le diabète ?

Diagnostique, symptômes et traitements.

Le diabète sucré se manifeste lorsque le corps ne produit plus ou pas assez d’insuline (type 1), ou est incapable d’utiliser efficacement l’insuline qu’il produit (type 2). Sans insuline, le corps est incapable d’utiliser l’énergie dont il a besoin et qu’il puise dans les aliments.

Seule une prise de sang analysée en laboratoire permet de déterminer s’il s’agit d’un diabète. On mesure la glycémie.
On parle d’un diabète manifeste lorsque:

  • la glycémie à jeun, mesurée dans 2 prises de sang consécutives, est supérieure à 126 mg/dl (7 mmol/L),
  • la glycémie à n’importe quel moment de la journée est supérieure à 200 mg/dl (11,1 mmol/L),
  • l’HbA1c est supérieure à 6,5% (48 mmol/mol).

Il existe 4 types de diabète :

Le diabète de type 1

Le diabète de type 1, appelé autrefois diabète insulinodépendant (DID), est habituellement découvert chez les personnes jeunes : enfants, adolescents ou jeunes adultes. Les symptômes sont généralement une soif intense, des urines abondantes, un amaigrissement rapide. Ce diabète résulte de la disparition des cellules bêta du pancréas entraînant une carence totale en insuline. L’organisme ne reconnaît plus ces cellules bêta et les détruit (les cellules bêta sont détruites par des anticorps et des cellules de l’immunité, les lymphocytes, fabriquées par l’organisme) : on dit que le diabète de type 1 est une maladie auto-immune. Le glucose ne pouvant entrer dans les cellules retourne dans le sang. Le taux de glucose dans le sang s’élève alors. On ignore encore pourquoi cette destruction des îlots de Langherans se produit, pourquoi chez certaines personnes et pas chez les autres. Il existe une prédisposition génétique (familiale) mais les autres causes sont mal connues. L’environnement aurait également un rôle.

Le diabétique de type 1 doit être impérativement traité par insuline.
Il existe différentes sortes d’insuline qui ont un délai et une durée d’action variable. Cela offre une flexibilité dans le traitement et permet de l’adapter au mieux aux habitudes de vie.
L’insuline peut être injectée à l’aide de seringues ou de stylos, et plus récemment, grâce à des pompes à insuline portables.

Le diabète de type 2

Le diabète de type 2 apparaît généralement chez les personnes âgées de plus de 40 ans. Cependant les premiers cas d’adolescents et d’adultes jeunes touchés apparaissent au Luxembourg.
 Le surpoids, l’obésité et le manque d’activité physique sont la cause révélatrices du diabète de type 2 chez des personnes génétiquement prédisposées. Sournois et indolore, le développement du diabète de type 2 peut passer longtemps inaperçu : on estime qu’il s’écoule en moyenne 5 à 10 ans entre l’apparition des premières hyperglycémies et le diagnostic.
Dans le diabète de type 2, autrefois appelé non insulinodépendant (DNID), le processus est différent de celui du diabète de type 1. Deux anomalies sont responsables de l’hyperglycémie :

  • soit le pancréas fabrique toujours de l’insuline mais pas assez, par rapport à la glycémie : c’est l’insulinopénie ;
  • soit cette insuline agit mal, on parle alors d’insulinorésistance.

L’insuline ne peut plus réguler la glycémie et cette résistance épuise progressivement le pancréas qui finit par ne plus assurer une production suffisante d’insuline. Ces deux mécanismes font que le glucose ne pénètre pas dans les cellules du corps et reste dans la circulation sanguine. Le taux de glucose dans le sang n’est pas régulé par l’insuline.

Le diabète de type 2 est traité dans un premier temps par des mesures hygiéno-dététiques, puis on a rapidement recours à des traitements antidiabétiques oraux et/ou injectables dont l’efficacité n’est optimale que s’ils sont associés à une alimentation équilibrée et à une activité physique régulière.
Le diabète de type 2 étant une maladie évolutive, après l’augmentation progressive des antidiabétiques (escalade thérapeutique), des injections d’insuline seront proposées en complément au patient lorsque la carence en insuline sera trop importante.

Le diabète de gestation

Le diabète de gestation (ou diabète de grossesse) est un état d’intolérance au glucose, quelle que soit sa sévérité, apparu au cours de la grossesse chez une femme sans diabète sucré connu antérieurement. Il peut néanmoins être révélateur d’un diabète antérieur. ci, c’est une simple intolérance au glucose qui doit être prise en charge. Il apparaît classiquement entre la 24e et la 28e semaine d’aménorrhée, correspondant à la sécrétion de l’hormone lactogène placentaire (HPL en anglais) par le placenta, responsable d’insulino-résistance chez la mère.

Les diabètes secondaires à une pancréatite, à un cancer du pancréas, à une corticothérapie,…

Les complications liées au diabète

Le but du traitement dans tous les types de diabète est de normaliser la glycémie : les hyperglycémies répétées et prolongées entraînent à long terme une altération des nerfs et des vaisseaux sanguins présents dans tout le corps.
sont les complications du diabète qui peuvent se traduire par une cécité, des ulcérations des pieds pouvant conduire à des amputations, des infarctus et des accidents vasculaires cérébraux, des troubles de l’érection ou une insuffisance rénale.

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