at May 19, 2017 5:01 pm Infos pratiques
Le cancer du sein

Définition.

Le cancer du sein est dans 95% des cas une tumeur maligne qui touche la glande mammaire, autrement dit, qui naît dans les unités cellulaires dont la fonction est de sécréter le lait. On parle donc d’adénocarcinome. Le mot tumeur est un terme générique correspondant au développement d’un tissu nouvellement formé au sein d’un tissu normal. Elle est provoquée par le dysfonctionnement du développement cellulaire. Les cellules malignes se multiplient de manière désordonnée jusqu’à créer une tumeur qui s’attaque aux tissus sains avoisinants. Cette tumeur peut propager des cellules cancéreuses dans tout l’organisme : on dit alors qu’elle métastase.
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme, bien qu’il puisse également se déclarer chez l’homme. En effet, l’homme possède bien des seins (et donc des glandes mammaires), bien qu’ils soient atrophiés.
Le cancer du sein représente plus du tiers de l’ensemble des nouveaux cas de cancer chez la femme. D’après les statistiques luxembourgeoises, 427 nouveaux cas ont été détectés en 2011, dont 4 hommes. En moyenne, 70 femmes en meurent par an dans le pays.

Diagnostic.

Le dépistage organisé du cancer du sein est recommandé, tous les deux ans, chez les femmes de 50 à 74 ans à risque moyen, sans antécédent familial, ni facteur de risque identifié.
Chaque femme affiliée à la Caisse Nationale de Santé résidant au Luxembourg reçoit une invitation tous les 2 ans. 26.000 femmes âgées de 50 à 69 ans sont invitées chaque année.
Mais indépendamment de leur âge, toutes les femmes doivent être attentives à la présence de signes suspects sur le sein et consulter leur médecin ou gynécologue en cas de trouble ou d’anomalie : apparition d’une “boule”, d’une rougeur, douleur localisée, ganglions palpables au niveau des aisselles, eczéma du mamelon, rétractation du mamelon d’apparition récente, écoulement coloré de sang par le mamelon, rougeur, œdème ou aspect “peau d’orange”…
Enfin, certaines femmes plus à risque doivent réaliser un suivi spécifique, en dehors du programme de dépistage organisé (en cas d’anomalie bénigne détectée, d’antécédents personnels ou familiales de cancer du sein ou autres facteurs à risque spécifiques…). En cas de doute, un dépistage peut-être prescrit par le médecin traitant.

Une mammographie de dépistage est donc réalisée. Le programme de dépistage organisé fait l’objet d’une évaluation rigoureuse (taux de participation, indicateurs d’organisation, de qualité du programme, d’analyse des pratiques, d’efficacité). Les radiologues agréés doivent justifier d’un nombre minimum de mammographies lues par an. Les radiologues assurant la deuxième lecture doivent se soumettre aux mêmes règles.
Le matériel fait l’objet de normes strictes et leur qualité est contrôlée deux fois par an par des organismes agréés . Les radiologues doivent par ailleurs effectuer ou faire effectuer un contrôle qualité interne plus fréquent sur leurs installations.

La femme choisit son radiologue parmi des radiologues agréés (la plupart des radiologues réalisant des mammographies le sont). Le radiologue effectue un examen clinique des seins, avec palpation, pour s’assurer qu’il n’y a pas d’anomalie. Il réalise une mammographie complète, c’est-à-dire deux clichés par sein. Il donne alors une première interprétation des clichés.
S’il n’a décelé aucune anomalie, la mammographie est systématiquement relue par un second radiologue expert. Le résultat de cette seconde lecture est envoyé dans les 15 jours à la femme et à son médecin. Plus de 6 % des cancers du sein sont détectés grâce à cette seconde lecture, qui n’existe que dans le cadre du programme de dépistage organisé.

Si une anomalie est décelée, le radiologue premier lecteur effectue immédiatement un bilan diagnostique, pour raccourcir le délai d’une éventuelle prise en charge et éviter une attente angoissante. Il propose des examens complémentaires : radiographies complémentaires, échographie, biopsie, prélèvement ou IRM mammaire, par exemple. Le médecin traitant et/ou le gynécologue sont prévenus des résultats à la demande de la patiente.
Si le dépistage du cancer du sein a été prescrit de manière individuelle par le médecin traitant ou le gynécologue de la patiente, l’examen de mammographie reste identique. Mais dans ce cas, les clichés et leur interprétation sont remis à la patiente en fin d’examen. Il n’y a pas de second avis systématique.

Traitement.

La grande majorité des cancers du sein peut aboutir à une guérison. On estime en moyenne que 84% des personnes atteintes sont en vie cinq ans après le diagnostic. Le traitement du cancer dépendra du stade de la tumeur, déterminé selon la taille de celle-ci et des résultats du bilan d’extension, en fonction du nombre et de la localisation des autres organes touchés. En général, la solution privilégiée est l’ablation de la tumeur si le stade n’est pas trop avancé. Suivant la taille, le chirurgien peut procéder à l’ablation uniquement de la tumeur, appelée tumorectomie, jusqu’à l’ablation totale du sein, une mastectomie. Celui-ci pourra d’ailleurs être reconstruit chirurgicalement à distance pour pallier le déficit esthétique. Les ganglions situés à proximité subiront un curage. Une radiothérapie voire une chimiothérapie peut également être associée. Dans certains cas, un traitement à base d’hormones diminuera la fréquence des récidives.

La prise en charge du cancer du sein Les traitements du cancer du sein Grossesse et cancer

 

 

 

 

 

 

 

Orthopédie FELTEN.

 

Anita Anita

 

 

 

 

 

 

Amoena

Amoena

 

 

 

 

 

 

Plusieurs accessoires peuvent aider, pour les personnes qui le souhaitent, à couvrir ou à masquer la perte de cheveux (foulard, turban).
Par ailleurs, les prothèses mammaires externes permettent de retrouver une silhouette féminine et de rétablir un équilibre statique. Il existe des prothèses qui se glissent dans le soutient gorge et d’autres, les prothèses solidaires, sont adhésives ou adhérentes à la peau.
Les prothèses temporaires, coussinets souples et légers qui peuvent être épinglés à l’intérieur d’un vêtement ou glissé dans un soutien-gorge ample. Grâce à leur souplesse et à leur légèreté, elles sont très confortables, mais elles peuvent nécessiter un temps d’adaptation.
Les prothèses partielles (aussi appelées coquilles ou enveloppes) peuvent être utilisées dans le cas où une grande quantité de tissus mammaires a été enlevée. Elles se portent par-dessus le sein pour lui donner une apparence plus naturelle et uniforme. Vous pouvez utiliser votre soutien-gorge habituel ou opter pour un soutien-gorge spécialement conçu à cet effet car muni d’une pochette cousue à l’intérieur. Il est aussi appelé soutien-gorge post-mastectomie.
Lors des premières utilisations de votre prothèse, il se peut que vous la trouviez lourde. N’hésitez pas à la porter régulièrement, votre corps s’y adaptera plus facilement.
Les prothèses permanentes elles sont conçues de façon à avoir le même poids et la même apparence que le sein normal. Ajustées correctement, elles procurent un équilibre qui favorise un bon maintien, empêchent le soutien-gorge de remonter vers le haut et donnent une forme naturelle aux vêtements. Certains modèles se fixent directement sur la poitrine à l’aide d’une colle spéciale tandis que d’autres se glissent dans un soutien-gorge normal ou post-mastectomie.
Des soutiens-gorge et des maillots de bain adaptés aux prothèses externes vous donnent la possibilité de maintenir vos activités habituelles. Certains modèles de prothèses sont conçus spécialement pour les maillots de bain. Vérifiez que votre maillot habituel soit compatible. Il est parfois nécessaire d’en acheter un spécialement conçu pour la prothèse qui vous intéresse.

 

 

 

 

 

 

Chez Orthopédie FELTEN, nous vous proposons tous les types de prothèses pour répondre au mieux à vos attentes. Au sein de notre pièce spécialement prévue à cette effet au 11 rue Dicks L-1417 Luxembourg – et donc dans la plus grande des discrétion – nous vous aidons dans la mesure du possible à rester féminine et à vous reconstruire. Pour tout renseignement ou pour une meilleure prise en charge, merci de bien vouloir contacter Mlles. Elena et Yulia au +352 49 49 27 – 1, ou par mail [email protected].

Europa Donna Luxembourg.

 

L’Association Europa Donna Luxembourg s’est fixée comme objectif de prendre connaissance des besoins et des problèmes des patients touchés par le cancer du sein et de déployer tous les moyens pour optimiser la prise en charge des ces derniers pendant le diagnostic, le traitement, la réintégration sociale ainsi que l’accompagnement durant la période difficile de la maladie.
Le cancer est une maladie qui isole et plonge les malades dans des détresses parfois extrêmes en plus d’attaquer la chaire. Une fois la phase de traitement du cancer du sein terminée, débute une période extrêmement importante de rééducation et de reconstruction.
La rééducation prescrite est adaptée à chaque patiente en fonction de l’étendue de sa maladie et des traitements suivis. Les exercices de kinésithérapie, particulièrement importants en cas de curage ganglionnaire, débutent le lendemain de l’intervention chirurgicale de façon à retrouver rapidement souplesse et vigueur dans le bras et l’épaule du côté du sein opéré.
Dans certains cas, un drainage lymphatique peut également être prescrit.
Touchant à l’image de la féminité, le traitement du cancer du sein et ses effets indésirables (mastectomie, fatigue, chute des cheveux, etc.) peuvent entraîner une perturbation du désir de la femme ou de son partenaire. Mais la vie sexuelle peut se rétablir normalement assez rapidement. Le dialogue et des soins adaptés à certains effets secondaires ou la consultation d’un spécialiste peuvent aider à franchir ce cap délicat.
Avoir un enfant est envisageable après un cancer du sein. Il faut néanmoins attendre un certain laps de temps et demander l’avis du cancérologue qui aidera à valider la décision finale.
Le traitement hormonal de la ménopause est en revanche contre-indiqué chez les femmes ayant été traitées pour un cancer du sein.
Une fois la phase de traitement terminée, débute une période de suivi aussi longue (plusieurs années) qu’indispensable. Cette phase permet notamment de surveiller :

  • l’état de santé général ;
  • la réponse au traitement ;
  • les effets secondaires à long terme ou tardifs ;
  • tout signe de récidive ;
  • le développement d’un deuxième cancer.

Dans ce cadre, des visites de contrôle sont programmées tous les 3 à 6 mois au départ, puis à fréquence décroissante au fil des ans. Les principaux examens réalisés sont un entretien médical et un examen clinique poussé, avec palpation des deux seins et des aisselles. Une mammographie annuelle complète le suivi, ainsi parfois qu’une radiographie pulmonaire et des dosages biologiques.

 

 

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